Comparatif des meilleurs robots tondeuses sans fil en 2026

Vous cherchez le meilleur robot tondeuse sans fil, celui qui se repère tout seul sans un mètre de câble enterré au bord de vos massifs ? Vous êtes au bon endroit. Nous avons rassemblé les douze modèles sans fil périphérique vendus en France cette année, de 250 à 3 000 m², de 579 à 2 699 €, avec leur surface, leur pente admise, leur façon de se repérer, leur largeur de coupe et le bruit qu’ils font. Cinq d’entre eux ont été essayés par Thomas et font l’objet d’un avis complet. Réglez le simulateur sur votre terrain, comparez les chiffres, et dites-nous en commentaire ce que le vôtre donne chez vous.

Découvrir les modèles testés

12 modèles comparés · mis à jour le 12 septembre 2026

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Quel robot tondeuse sans fil pour votre terrain ?

Réglez la surface à tondre, la pente la plus raide et votre budget. Si votre jardin est arboré ou cerné de murs, précisez la technologie de repérage : c’est elle qui sépare un robot qui fonctionne d’un robot qui s’arrête au fond du terrain.

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Les 12 robots tondeuses sans fil que nous avons retenus

Douze modèles, de 250 à 3 000 m², de 579 à 2 699 €. Aucun ne demande de câble enterré. Faites défiler pour comparer les prix et la technologie de repérage de chacun.

Tableau comparatif des robots tondeuses sans fil 2026

Ce tableau vous permet de rechercher un modèle précis ou de trier la liste sur la colonne qui compte pour vous : la surface, la pente, la technologie de repérage, la largeur de coupe ou le bruit.

Les surfaces sont celles annoncées par les fabricants, mesurées sur un terrain plat et sans obstacle. Comptez 20 % de moins sur un jardin découpé.

12 modèles

Modèle Prix Surface maxPente maxNavigationLargeur de coupeBruit Note
Segway Navimow i105E

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799 € 500 m²30 %GPS RTK + caméra18 cm58 dB 9,2/10
Mammotion LUBA mini 2 AWD 1500 LiDAR

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1 699 € 1 500 m²80 %LiDAR 360° + NetRTK + caméra20 cm60 dB 9,6/10
Dreame A1 Pro

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799 € 2 000 m²45 %LiDAR 3D 360° (OmniSense)22 cm64 dB 9,4/10
Worx Landroid Vision M600

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699 € 600 m²30 %Caméra HDR + IA18 cm59 dB 8,9/10
Ecovacs GOAT A1600 RTK

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1 099 € 1 600 m²50 %GPS RTK + LiDAR 3D-ToF33 cm60 dB 9,3/10
Mammotion YUKA mini 2 800

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849 € 800 m²45 %LiDAR 360° + caméra IA19 cm58 dB
Segway Navimow X420

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2 499 € 2 000 m²84 %RTK triple fréquence + vision 360°43 cm
Dreame A2 3000

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1 199 € 3 000 m²50 %LiDAR 3D 360° + vision IA22 cm55 dB
Husqvarna Automower 312V

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1 699 € 1 200 m²40 %Caméra (Vision IA)22 cm63 dB
MOVA ViAX 250

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579 € 250 m²40 %Double caméra (UltraEyes)20 cm57 dB
Mammotion LUBA 3 AWD 3000

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2 699 € 3 000 m²80 %LiDAR 360° + NetRTK + vision IA40 cm64 dB
Ecovacs GOAT O800 RTK

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649 € 800 m²45 %GPS RTK + LiDAR 3D-ToF22 cm57 dB

Les 5 meilleurs robots tondeuses sans fil, testés

Retrouvez ci-dessous un avis détaillé sur les cinq modèles que Thomas a gardés après essai, avec ce que chacun fait bien et ce qu’il ne fait pas. Ils ne se classent pas du meilleur au moins bon : chacun répond à une situation de jardin précise, et le bon pour vous est celui dont la description ressemble au vôtre.

  1. N° 1 Notre choix

    9,2/10

    Segway Navimow i105E

    799 €

    Le Navimow i105E s’impose comme l’un des robots tondeuses sans fil les plus accessibles du moment, et c’est celui que notre équipe conseille le plus souvent à quelqu’un qui remplace une tondeuse thermique sur un jardin de lotissement. Pelouse dégagée, quelques massifs, pas de grand arbre au milieu : le terrain qu’il avale le mieux est aussi le plus courant.

    La navigation repose sur un GPS RTK doublé d’une caméra. Une petite antenne se fixe sur un mât, un mur ou le toit du garage, elle capte les corrections satellite, et le robot se sait situé à 2 cm près. Vous faites le tour du terrain une fois, en poussant l’engin à la manette depuis le téléphone, et la carte est faite. Rien à enterrer. Rien à replanter au printemps quand la bêche a coupé un fil.

    Côté tonte, le i105E travaille sur 18 cm de largeur, entre 5 et 9 cm de hauteur, et annonce 58 dB, de quoi le lancer un dimanche matin sans déclencher une guerre de clôture. Les 500 m² conseillés se font en trois ou quatre sorties dans la semaine.

    L’application Navimow gère les zones interdites, les plages horaires et le retour à la base. Le boîtier tient l’IP66. Il continue sous l’averse, et l’alarme se déclenche au soulèvement.

    On regrette toutefois une pente maximale de 30 % qui l’écarte des jardins en terrasse, une largeur de coupe étroite qui rallonge les passages, et cette antenne qu’il faut placer avec soin : sous un tilleul ou entre deux pignons, le signal se perd et le robot s’arrête.

    Malgré ces limites, le Navimow i105E reste le meilleur robot tondeuse sans fil pour un terrain plat et ouvert de moins de 600 m², et le plus simple à mettre en service de toute cette sélection.

    Ce qu'on aime

    • Installation bouclée en une demi-journée, antenne comprise
    • Repérage au centimètre par GPS RTK, sans balise ni piquet
    • Caméra VisionFence qui repère les obstacles bas et les animaux
    • Fonctionnement discret (58 dB annoncés)
    • Application claire, zones interdites dessinées au doigt
    • Tarif d'entrée parmi les plus bas du sans-fil (799 € constatés)
    • Châssis étanche IP66, tonte sous la pluie

    Ce qui gêne

    • Limité à 500 m² conseillés, 600 m² au maximum
    • Pente plafonnée à 30 %, insuffisante pour un talus
    • L'antenne RTK exige une vue dégagée sur le ciel
    • Largeur de coupe de 18 cm seulement : les passages se multiplient
  2. N° 2 Pour les terrains difficiles

    9,6/10

    Mammotion LUBA mini 2 AWD 1500 LiDAR

    1 699 €

    Le LUBA mini 2 AWD 1500 LiDAR s’impose comme l’un des robots tondeuses sans fil les plus performants du moment sur les terrains que les autres refusent : talus, sous-bois clair, jardin en trois paliers reliés par une rampe. Quatre roues motrices, un châssis court, et une façon de se repérer qui ne demande rien au ciel.

    La navigation repose sur un LiDAR 360° à 144 canaux, un laser qui balaie jusqu’à 60 m autour du robot et reconstruit le jardin en relief, à raison de 200 000 points par seconde. Deux caméras complètent la lecture. Le NetRTK corrige la position par le réseau mobile. Conséquence directe, et c’est là que ce modèle se détache : aucune antenne à visser sur un mât. Sous les arbres, le long d’un mur de 3 m, dans une cour fermée, il continue de savoir où il est.

    Côté tonte, deux disques travaillent ensemble : le disque principal sur 20 cm, un second disque latéral qui vient chercher la bordure. La hauteur se règle toute seule entre 20 et 65 mm. La transmission intégrale franchit 80 % de pente, soit 38,6°.

    L’application ouvre jusqu’à 20 zones, chacune avec son horaire et sa hauteur. Le module 4G évite d’avoir à couvrir le fond du jardin en Wi-Fi.

    On regrette toutefois un tarif de 1 699 € qui fait cher les 1 500 m², un poids de 17 kg peu commode à remiser, et un LiDAR qui perd en netteté sous une averse soutenue.

    Malgré ces limites, le LUBA mini 2 AWD 1500 se positionne comme le meilleur robot tondeuse sans fil pour un terrain pentu, arboré ou découpé, là où une antenne RTK ne tiendrait pas la position.

    Ce qu'on aime

    • Quatre roues motrices, pentes jusqu'à 80 % (38,6°)
    • LiDAR 360° à 144 canaux, portée de 60 m, jusqu'à 200 000 points par seconde
    • Aucune antenne RTK à installer : les corrections passent par le réseau
    • Second disque dédié aux bordures, coupe au ras des murets
    • Réglage automatique de la hauteur de coupe (20 à 65 mm)
    • Jusqu'à 20 zones gérées séparément dans l'application
    • Module 4G intégré, pilotage même hors du Wi-Fi domestique

    Ce qui gêne

    • Prix élevé pour 1 500 m² (1 699 € constatés)
    • 17 kg à porter pour le remisage d'hiver
    • Le LiDAR peine sous une pluie battante
    • Cartographie initiale plus longue qu'un RTK simple
  3. N° 3 Le bon rapport

    9,4/10

    Dreame A1 Pro

    799 €

    Le Dreame A1 Pro s’impose comme l’un des robots tondeuses sans fil les plus intéressants du moment pour qui a beaucoup de surface et peu de budget. 2 000 m² annoncés à 799 €. Un Navimow d’entrée de gamme coûte le même prix et couvre la moitié. Le rapport reste le plus agressif de toute notre sélection.

    La navigation repose sur OmniSense, un LiDAR 3D qui tourne sur 360° au sommet du robot et dresse la carte du terrain sans le moindre point fixe. Pas d’antenne sur le toit. Pas de piquet, pas de corrections satellite à capter : la machine lit ce qu’elle voit, et ce qu’elle voit ne dépend ni du feuillage ni de la hauteur des murs. Le premier tour du propriétaire prend une heure. L’application enregistre, et vous découpez ensuite vos zones interdites au doigt.

    Côté tonte, l’A1 Pro dégage 22 cm à chaque passage, entre 30 et 70 mm de hauteur, et suit une trajectoire en U qui laisse des bandes régulières plutôt qu’un quadrillage aléatoire. Comptez 24 heures de travail cumulé pour les 2 000 m².

    On regrette toutefois un réseau de service après-vente inexistant en France, où la réparation passe par un renvoi de trois semaines, 64 dB qui s’entendent depuis la terrasse, et une transmission à deux roues qui glisse dès que l’herbe est mouillée sur une pente sérieuse.

    Malgré ces limites, le Dreame A1 Pro reste le meilleur robot tondeuse sans fil pour une grande pelouse plate à moyennement pentue. Aucun autre de cette sélection ne dépasse 1 500 m² sous la barre des 1 000 €.

    Ce qu'on aime

    • 2 000 m² annoncés, la plus grande surface sous 800 €
    • LiDAR 3D 360° OmniSense, aucune antenne à poser
    • Trajectoire en U, passages parallèles et rendu régulier
    • Largeur de coupe généreuse (22 cm)
    • Pente de 45 %, de quoi remonter un jardin en pente douce
    • Zones et interdits dessinés dans l'application Dreamehome
    • Cartographie du jardin en une heure environ

    Ce qui gêne

    • Réseau de réparation quasi inexistant en France
    • 64 dB annoncés, dans la moyenne haute de la sélection
    • Deux roues motrices seulement, il patine sur l'herbe mouillée en pente
    • Pas de coupe-bordures dédié
  4. N° 4 Le plus simple à poser

    8,9/10

    Worx Landroid Vision M600

    699 €

    Le Landroid Vision M600 s’impose comme l’un des robots tondeuses sans fil les plus convaincants du moment pour un petit jardin compliqué : haies, arbres fruitiers, recoins, murs de clôture. Il coûte 699 €, il couvre 600 m², et sa mise en route tient dans une demi-heure chrono.

    La navigation repose entièrement sur une caméra Full HD grand angle à traitement HDR et un réseau de neurones embarqué qui tranche en 0,05 seconde. Le robot ne construit aucune carte au préalable. Il regarde devant lui, reconnaît l’herbe, reconnaît ce qui n’en est pas, et s’arrête au bord. Pas d’antenne sur le mur. Pas de station de référence à alimenter, aucun tour du propriétaire à faire. C’est le seul modèle de cette sélection qu’on sort du carton et qu’on lance.

    Côté tonte, trois lames pivotantes dégagent 18 cm à chaque passage, entre 30 et 60 mm de hauteur. La batterie PowerShare 20 V tient 48 minutes et se recharge en 80 minutes, ce qui impose plusieurs sorties par jour sur 600 m².

    La caméra se paie sur un point. On regrette toutefois l’impossibilité de tondre la nuit, puisqu’il faut de la lumière pour voir, une pente plafonnée à 30 % et des bandes magnétiques à dérouler pour interdire un carré de potager, ce qui réintroduit un peu du bricolage qu’on voulait fuir.

    Malgré ces limites, le Landroid Vision M600 reste le meilleur robot tondeuse sans fil pour un terrain ombragé de moins de 600 m², là où une antenne RTK ne verrait jamais le ciel.

    Ce qu'on aime

    • Mise en service en trente minutes, sans carte à tracer
    • Caméra Full HD grand angle et HDR, décision en 0,05 seconde
    • Ni antenne, ni balise, ni station de référence
    • Fonctionne sous les arbres et le long des murs
    • Batterie PowerShare 20 V partagée avec l'outillage Worx
    • Tonte sous la pluie et coupe au ras des bordures
    • Le tarif le plus bas de la sélection pour 600 m²

    Ce qui gêne

    • Il lui faut de la lumière : pas de tonte de nuit
    • Pente limitée à 30 %
    • 48 minutes d'autonomie pour 80 minutes de charge
    • Bandes magnétiques à poser pour isoler une zone interdite
  5. N° 5 Pour les grandes pelouses

    9,3/10

    Ecovacs GOAT A1600 RTK

    1 099 €

    Le GOAT A1600 RTK s’impose comme l’un des robots tondeuses sans fil les plus efficaces du moment sur les grandes pelouses régulières. Là où la plupart des modèles grignotent leur terrain en une semaine de petites sorties, celui-ci travaille vite et gros. 400 m² à l’heure. Les 1 600 m² annoncés tombent en deux journées.

    La navigation repose sur un GPS RTK renforcé par un LiDAR 3D-ToF. La combinaison tient la position à 2 cm et prend le relais quand le signal satellite faiblit sous un bouquet d’arbres. Aucune marche guidée. Vous lancez la reconnaissance au premier passage, il fait le tour du terrain tout seul, et l’application vous rend un plan que vous n’avez plus qu’à découper en zones.

    Côté tonte, c’est là que le GOAT se détache. Son plateau de 33 cm avale une bande large de moitié en plus qu’un robot de 22 cm, avec un double disque pivotant qui va chercher la bordure au ras du muret. La hauteur monte jusqu’à 9 cm, utile après trois semaines d’absence, et la recharge complète prend 45 minutes.

    La plateforme 32 V passe les obstacles de 4 cm et grimpe 50 % de pente. Elle reconnaît plus de 200 obstacles. Du tuyau d’arrosage au hérisson.

    On regrette toutefois l’antenne RTK qu’il faut placer haut et dégagée, 60 dB qui s’entendent depuis la terrasse, et un encombrement qui se rappelle à vous au moment du remisage.

    Malgré ces limites, le GOAT A1600 RTK se positionne comme le meilleur robot tondeuse sans fil pour une pelouse ouverte de 1 000 à 1 600 m², et le seul de cette sélection à tondre aussi large pour ce prix.

    Ce qu'on aime

    • Plateau de coupe de 33 cm, le plus large sous 1 200 €
    • 400 m² à l'heure, 1 600 m² bouclés en deux sorties
    • RTK renforcé par un LiDAR 3D-ToF, position à 2 cm
    • Recharge complète en 45 minutes (180 W)
    • Double disque pivotant qui coupe jusqu'au bord
    • Pente de 50 %, obstacles de 4 cm franchis
    • Hauteur réglable de 3 à 9 cm depuis le téléphone

    Ce qui gêne

    • L'antenne RTK reste obligatoire et veut du ciel dégagé
    • 60 dB annoncés, on l'entend depuis la maison
    • Encombrant à remiser hors saison
    • Le tarif grimpe vite avec le garage et les lames de rechange

Comment choisir le meilleur robot tondeuse sans fil : guide et comparatif

Quatre questions suffisent, et elles se posent dans cet ordre. Les trois premières éliminent des modèles ; la quatrième décide entre ceux qui restent.

1. La surface : le chiffre qui raye la moitié du tableau

La surface annoncée par le fabricant est un maximum théorique, mesuré sur un rectangle plat et sans obstacle. Votre jardin n’est ni l’un ni l’autre. Prenez la surface réellement en herbe, retirez la terrasse et les massifs, puis ajoutez 20 % de marge pour les allers-retours qu’imposent les recoins.

Jusqu’à 400 m² : tout le bas du tableau convient, et il n’y a aucune raison de payer plus. Le MOVA ViAX 250 à 579 € ou le Worx Landroid Vision M600 à 699 € font le travail sans antenne ni réglages.

De 400 à 1 000 m² : c’est la tranche la plus disputée, celle où la concurrence a fait tomber les prix. Le Navimow i105E tient les 500 m² pour 799 €, le GOAT O800 RTK monte à 800 m² pour 649 €, la YUKA mini 2 800 fait la même surface au LiDAR pour 849 €.

Au-delà de 1 500 m² : le budget double, et la largeur de coupe devient le vrai sujet. Un robot de 18 cm mettra la semaine là où le GOAT A1600 RTK et ses 33 cm bouclent en deux jours.

2. La pente : le critère qui ne se rattrape pas

Un robot qui patine ne tond pas, il creuse. Mesurez la portion la plus raide, pas la moyenne du terrain : c’est elle qui commande.

  • Jusqu’à 30 % : un jardin de plain-pied avec un léger dévers. Le Navimow i105E et le Landroid Vision M600 s’arrêtent là, et ça couvre la majorité des pelouses de lotissement.
  • De 30 à 50 % : un talus, une pelouse qui descend vers le fond du terrain. Le Dreame A1 Pro passe à 45 %, le GOAT A1600 RTK à 50 %.
  • Au-delà de 50 % : il faut quatre roues motrices, sans discussion. Seuls le LUBA mini 2 AWD 1500 et le LUBA 3 AWD 3000 franchissent les 80 %, soit 38,6°.

Attention à une subtilité que les fiches techniques noient : certains constructeurs annoncent deux chiffres, l’inclinaison de travail et la pente admise en limite de zone. L’Automower 312V grimpe à 40 % au milieu du terrain mais retombe à 15 % le long de la bordure.

3. La façon dont le robot se repère, sans fil enterré

C’est le cœur du sujet, et le point sur lequel deux robots au même prix se comportent de façon opposée. Trois familles, trois terrains de prédilection.

  1. Le GPS RTK (ex : Navimow i105E, GOAT O800 RTK). Une antenne fixe reçoit les corrections satellite et donne au robot sa position à 2 cm. Précision imbattable sur un terrain dégagé, mise en route rapide. La contrepartie tient en une phrase : l’antenne a besoin d’une vue franche sur le ciel, et il faut lui trouver un mât, un mur haut ou un bout de toiture, plus une prise. Un jardin cerné de grands arbres ou de murs de 3 m la met en échec.

  2. Le LiDAR (ex : Dreame A1 Pro, LUBA mini 2 AWD 1500). Un laser balaie les environs et reconstruit le jardin en relief. Rien à installer, rien à alimenter, rien à orienter : le robot regarde et comprend. C’est la bonne réponse sous les arbres, dans une cour fermée, entre deux bâtiments. La cartographie initiale prend un peu plus longtemps, et la pluie battante brouille la lecture.

  3. La caméra (ex : Landroid Vision M600, Automower 312V). Une IA reconnaît l’herbe et ce qui n’en est pas, image par image. C’est la mise en service la plus courte de toutes, une demi-heure montre en main, sans carte à tracer. Mais il faut de la lumière : un robot à caméra ne tond pas la nuit, et c’est le seul de la sélection à qui son horaire est dicté par le soleil.

Les meilleurs modèles ne choisissent plus : le LUBA 3 AWD 3000 empile LiDAR, NetRTK et vision IA, et bascule de l’un à l’autre selon ce qui répond.

4. Ce qui se joue à l’usage : coupe, bruit, horaires

La largeur de coupe décide du temps passé. Entre les 18 cm du i105E et les 40 cm du LUBA 3, il y a un rapport de plus du simple au double sur le nombre de passages, donc sur l’usure et sur la consommation.

Le bruit décide de vos horaires. Sous 58 dB, on lance le robot un dimanche matin sans y penser. À 63 dB, celui de l’Automower 312V, la question se pose autrement, surtout si la pelouse longe la clôture du voisin.

Reste l’heure de tonte, et c’est le réglage que personne ne regarde à l’achat. Le hérisson, protégé en France, chasse la nuit et se met en boule face au danger au lieu de fuir : la fiche espèce de la LPO rappelle que la population a fondu ces vingt dernières années. Programmez entre 10 h et 17 h, et vérifiez avant l’achat que l’application permet de verrouiller cette plage. Les modèles à caméra, eux, tranchent la question pour vous.

Vos questions sur les robots tondeuses sans fil

Les questions que l’on nous pose le plus souvent avant un achat, et les réponses courtes. Si la vôtre n’y est pas, la page de contact est ouverte.

Comment fonctionne un robot tondeuse sans fil périphérique ?

Il remplace le câble enterré par une limite virtuelle, dessinée une fois et gardée en mémoire. Trois moyens de se repérer coexistent : le GPS RTK, où une antenne fixe corrige le signal satellite et donne la position à 2 cm près ; le LiDAR, un laser tournant qui reconstruit le relief du jardin ; la caméra, associée à une IA qui reconnaît l’herbe image par image.

La mise en service suit toujours le même schéma. Vous faites un premier tour du terrain, soit en pilotant le robot au téléphone, soit en le laissant explorer seul. L’application vous rend un plan, sur lequel vous découpez vos zones de tonte et vos interdits : le potager, la piscine, le massif de vivaces. Comptez vingt minutes à une heure selon la taille du jardin.

Ensuite, le robot sort aux horaires que vous avez fixés, tond, rentre se recharger et repart. Un changement dans le jardin se règle dans l’application, pas à la bêche : vous redessinez la zone en trente secondes.

Quel est le meilleur robot tondeuse sans fil ?

Celui qui correspond à la forme de votre terrain, pas celui qui affiche la plus grosse surface. Trois profils couvrent la quasi-totalité des jardins français.

  • Terrain plat, dégagé, moins de 600 m² : le Segway Navimow i105E, à 799 €. Précis au centimètre, posé en une demi-journée, 58 dB au compteur. Une seule exigence : un coin de ciel libre pour l’antenne.
  • Terrain arboré, en pente ou découpé : le Mammotion LUBA mini 2 AWD 1500 LiDAR, à 1 699 €. Quatre roues motrices, 80 % de pente. Aucune antenne à poser : son LiDAR n’a besoin de rien voir dans le ciel, et c’est ce qui le rend imbattable sur un talus planté où une station RTK décroche toutes les dix minutes.
  • Grande pelouse régulière, 1 000 à 1 600 m² : l’Ecovacs GOAT A1600 RTK, à 1 099 €. Ses 33 cm de coupe et ses 400 m² à l’heure divisent par deux le temps passé face à un robot de 20 cm.

Petit jardin, budget serré ? Le MOVA ViAX 250 à 579 € reste la porte d’entrée la moins chère du sans-fil périphérique, et il fait le travail sur 250 m² sans rien demander qu’une prise de courant.

GPS RTK ou LiDAR : quelle technologie choisir ?

C’est le ciel au-dessus de votre jardin qui décide, pas la fiche technique.

Le GPS RTK vise la précision absolue : une antenne fixe capte les corrections satellite et le robot connaît sa position à 2 cm. Sur une pelouse ouverte, rien ne fait mieux, et la mise en route est rapide. Le prix à payer, c’est cette antenne, qu’il faut poser haut, dégagée, avec une alimentation à portée.

Le LiDAR travaille à l’inverse. Un laser balaie les alentours et reconstruit le jardin en relief : il ne demande rien au ciel, rien à un mât, rien à une prise en extérieur. Sous un groupe de tilleuls, dans une cour entourée de murs, entre deux bâtiments, il continue de savoir où il est là où le RTK décroche.

En pratique : jardin ouvert et budget serré, prenez un RTK comme le GOAT O800 RTK à 649 €. Jardin arboré, fermé ou en terrasses, prenez un LiDAR comme le Dreame A1 Pro à 799 €. Et si le budget le permet, les modèles récents combinent les deux et basculent tout seuls de l’un à l’autre.

Faut-il obligatoirement installer une antenne ?

Non, et c’est la question qui fait le plus basculer un achat d’un modèle vers l’autre. « Sans fil périphérique » ne veut pas dire « rien à installer » : un robot à GPS RTK classique demande une antenne fixe, sur un mât, un mur ou une toiture, avec une vue dégagée sur le ciel et une alimentation électrique à proximité. C’est une demi-journée de travail et parfois un percement.

Trois familles s’en dispensent entièrement. Les robots à LiDAR, comme le Dreame A1 Pro ou la YUKA mini 2 800, se repèrent au laser et n’ont rien à recevoir. Les robots à caméra, comme le Landroid Vision M600 ou l’Automower 312V, se posent au sol et démarrent. Les modèles à NetRTK, comme le LUBA mini 2 AWD 1500, reçoivent les corrections par le réseau mobile plutôt que par une station locale.

Si l’idée de percer un mur vous arrête, écartez la colonne « GPS RTK » du tableau et regardez les neuf autres modèles.

Un robot tondeuse sans fil fonctionne-t-il sous les arbres ?

Oui, si vous prenez la bonne technologie de repérage. Un feuillage dense, un mur de 3 m ou un pignon de maison coupent le signal satellite. Un robot à GPS RTK seul ralentit, hésite, puis s’arrête en annonçant une perte de position. C’est la panne la plus fréquente sur ces machines, et elle n’a rien d’un défaut de fabrication.

Le LiDAR ignore complètement le problème. Il mesure des distances autour de lui au lieu de recevoir un signal venu du ciel, si bien que sous un verger, le Dreame A1 Pro ou le LUBA mini 2 AWD 1500 travaillent comme en terrain découvert. La caméra du Landroid Vision M600 s’en accommode aussi, tant qu’il fait jour.

Les modèles récents sécurisent ce point par le cumul : le GOAT A1600 RTK double son RTK d’un LiDAR 3D-ToF qui prend le relais sous les branches, et le Navimow X420 épaule son RTK d’une vision à 360°. Une pelouse bordée d’arbres sur un seul côté ? Ces hybrides suffisent largement.

Peut-on faire tondre son robot la nuit ?

Techniquement oui sur un robot à RTK ou à LiDAR, jamais sur un robot à caméra. Les modèles à vision, Landroid Vision M600 et Automower 312V en tête, ont besoin de lumière pour reconnaître l’herbe : leur horaire se cale sur le jour, sans discussion possible.

Pour les autres, le laser et le satellite se moquent de l’obscurité. L’application vous laissera programmer une sortie à trois heures du matin, et deux arguments circulent en faveur de cette idée : le robot ne gêne personne, et la pelouse est libre. Les deux sont vrais. Un troisième les annule : c’est la tranche horaire où la faune du jardin est dehors, hérissons en tête, et une bête qui se roule en boule au lieu de fuir ne survit pas à une rencontre avec des lames.

En pratique, une tonte de jour ne coûte rien en qualité de coupe. Ces robots passent sur la pelouse plusieurs fois par semaine, la marge de manœuvre est large. Regardez plutôt le bruit annoncé au moment de l’achat : sous 58 dB, une sortie en milieu de matinée passe inaperçue, à 63 dB elle s’entend depuis la terrasse du voisin.

Quel budget prévoir pour un bon robot tondeuse sans fil ?

Entre 579 et 2 699 € sur les douze modèles de ce comparatif, et c’est la surface qui fait le prix, pas le logo. Trois paliers se dessinent nettement.

Sous 700 €, vous avez le sans-fil pour un petit jardin : le MOVA ViAX 250 à 579 € pour 250 m², le GOAT O800 RTK à 649 € pour 800 m², le Landroid Vision M600 à 699 € pour 600 m². Aucun ne monte au-delà de 45 % de pente.

Entre 800 et 1 200 €, la surface double et la finition suit : le Dreame A1 Pro à 799 € pour 2 000 m², la YUKA mini 2 800 à 849 €, le GOAT A1600 RTK à 1 099 € avec ses 33 cm de coupe, le Dreame A2 3000 à 1 199 €. C’est la tranche où le rapport surface-prix est le meilleur.

Au-delà de 1 700 €, vous ne payez plus de la surface mais de la motricité et du confort : quatre roues motrices, 80 % de pente, coupe de bordure dédiée, cartographie en trois dimensions. Le LUBA mini 2 AWD 1500 à 1 699 € et le LUBA 3 AWD 3000 à 2 699 € n’ont de sens que sur un terrain que les autres refusent.

Ajoutez 60 à 150 € pour un garage de protection et un jeu de lames de rechange, quel que soit le modèle.

Notre choix Segway Navimow i105E

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